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Avertissement

Sens de l'humour et esprit critique sont requis pour apprécier la lecture de ce blog. Il est fortement recommandé de ne pas prendre les propos de l'auteur au 1er degré!

(Tous les textes de ce blog sont la propriété de l'auteure. Ils ne peuvent être reproduits sans citer son nom. Merci!)


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Critiques de théâtre : vous pouvez me lire

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Bon théâtre!

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Chic Moustache

Vous cherchez des t-shirts qui représent le Québec sans tomber dans les clichés? Chic Moustache est fait pour vous!! Allez donc jeter un oeil!

 

Logo-pour-blog-Aurélie

 

 

 

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«Entrer chez les gens pour déconcerter leurs idées, leur faire la surprise d’être surpris de ce qu’ils font, de ce qu’ils pensent, et qu’ils n’ont jamais conçu différent, c’est, au moyen de l’ingénuité feinte ou réelle, donner à ressentir toute la relativité d’une civilisation, d’une confiance habituelle dans l’ordre établi.» Paul Valéry (merci Annie)

6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 03:40

Anniversaire

 

J’ai créé ce blog le 6 octobre 2004, il y a donc exactement deux ans. Deux ans que je vous raconte mes folles aventures montréalaises en espérant vous faire partager mon plaisir d’être ici.

D’abord créé à l’intention de mes amis français, afin qu’ils découvrent ma nouvelle vie et ne m’oublient pas complètement, ce blog a connu un engouement grandissant. Depuis sa création, il a reçu 308 620 visites uniques (entre 13 000 et 15 000 chaque mois). 1 335 298 pages ont été vues à ce jour et 311 personnes sont abonnées à ma newsletter.

En deux ans, j’ai reçu de très nombreux courriels d’encouragements et de félicitations ainsi que des commentaires élogieux. Je tiens donc à vous remercier, vous, les lecteurs de ce blog, pour votre intérêt et pour votre fidélité. Cela me va droit au cœur et m’incite à continuer. J’avoue que j’y ai pris goût !

De votre côté, continuez, si vous le souhaitez, à réagir à mes articles et à découvrir ou redécouvrir le Québec à mes côtés.

Portez-vous bien.

Aurélie, et un bébé de deux ans qui n’a jamais pleuré la nuit !

 

 

PS : Comme je l’ai déjà dit, je ne peux pas répondre aux demandes d’informations sur le climat, l’immigration ou le voltage local. Pour tout cela, voyez la rubrique « Informations utiles sur le Canada » et n’oubliez pas que Google est votre ami…

PPS : Si certains d’entre vous ressentent le besoin d’exercer leur esprit critique à mes dépens, qu’ils le fassent, mais poliment, SVP (et APRÈS avoir lu ce que j’écris !!).  

 

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4 octobre 2006 3 04 /10 /octobre /2006 04:12

Flight trip

 

 

Savez-vous combien coûte une trousse de toilette de base ? Non, évidemment, car personne ne se pose cette question, à moins… de partir en voyage, que le plan de sécurité aérienne « orange » vous interdise de prendre le moindre tube de dentifrice en cabine et que la compagnie aérienne décide de profiter de l’occasion pour tester vos nerfs (et votre haleine) en perdant vos bagages.

Coincé avec une brosse à dents mais pas dentifrice, avec une baignoire mais pas de gel douche, avec un tee-shirt mais pas de déodorant, au bout de 24h, dont une bonne partie passée à crapahuter parce qu’en voyage, on n’est pas là pour glander, vous commencez à puer sérieusement… Alors vous appelez la compagnie aérienne parce que, je ne comprends pas, on m’avait garanti que mes bagages arriveraient ce matin, mais là toujours rien, alors je voudrais bien savoir ce qui se passe s’il vous plaît monsieur, mais non je ne m’énerve pas ce n’est pas mon genre.

Malheureusement pour vous, les bagages en question ont tout simplement disparu de la circulation. Aucune trace d’eux dans le système. They’re not in Dallas ? I don’t know ma’am. They’re not in San francisco ? I don’t know ma’am. Maybe they are still in Montreal ? I don’t know ma’am. Is it possible that someone stole them in Dallas ? I don’t know ma’am. Ok, restons calmes… et réclamons de l’argent, parce que là, il y a des dépenses qui se profilent.

Une autorisation de dépenses de 100$ pour deux en poche, direction Walgreens, l’équivalent du Jean Coutu québécois ou du Prisunic français pour acheter un nécessaire de toilette, genre kit de survie, sans exagérer parce qu’il faut qu’il vous reste de quoi vous acheter un tee-shirt le lendemain matin, dès l’ouverture des magasins. Parce qu’après 2 jours et 2 nuits, le vôtre est raide. Et une paire de chaussettes aussi, vite.

C’est ainsi que je suis en mesure de vous révéler qu’une trousse de toilette de base, c’est-à-dire comprenant du gel douche, du shampoing, de la crème pour le visage L’Oréal, de la crème pour le corps Dove, du nettoyant pour le visage, de la mousse à raser, un set de rasoirs Bic, deux brosses à dent, un tube de dentifrice et des cotons-tiges, coûte… 60 USD !!!!!!!! Je sais c’est délirant. Je vous laisse imaginer – moi je ne préfère pas – combien peut coûter une trousse de toilette aurélienne, c’est-à-dire avec des crèmes de marque outrageusement onéreuses… Ben oui, je m’habille en soldes, je vais chez le coiffeur deux fois par an, je ne me maquille pas, mais mon budget « petites crèmes » pour le visage est carrément outrancier… Que voulez-vous, personne n’est parfait !

Je profite de cette occasion pour passer un petit message personnel aux terroristes qui me lisent (les miracles d’Internet) : MAINTENANT FAUDRAIT ARRÊTER DE DÉCONNER ! Parce que voyager en avion devient un véritable cauchemar, probablement pire quand les États-Unis sont la destination du voyage : pas de liquides en cabine – même pas d’eau – pas de crèmes, obligation de retirer ses chaussures, etc. Au retour j’ai eu la chance d’être sélectionnée au hasard pour une fouille intégrale avec ouverture de tous les bagages et palpation en règle les jambes écartées. Pas de toucher rectal, mais presque. Alors maintenant ça suffit. On arrête de faire sauter des avions, et on arrête de faire sauter des Américains. Je comprends que ce ne soit pas l’envie qui manque, mais il faut savoir prendre sur soi.

Si vous êtes sages, demain (ou après-demain, bientôt quoi…) j’arrête de râler et je vous raconte mon voyage…

Aurélie, excuse me sir but you don’t seem to realize that I STINK…

 

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24 septembre 2006 7 24 /09 /septembre /2006 21:21

Pure laine

 

Samedi dernier, est paru dans le Globe and Mail un article particulièrement édifiant, portant sur la fusillade de Dawson. Signé par une certaine Jane Wong – peut-on raisonnablement la qualifier de journaliste ? – le texte affirme sans hésiter, et sans aucun argument pour étayer ces affirmations, que les causes de la fusillade sont à rechercher dans la marginalisation que le Québec fait peser sur les immigrants et les non francophones, notamment par la loi 101[1].

Voici un extrait de l’article (que j’ai piqué sur le blog de Martine, ni.vu.ni.connu) :

« “A lot of people are saying: Why does this always happen in Quebec?” says Jay Bryan, a business columnist for the Montreal Gazette, the city's only English-language daily. “Three doesn't mean anything. But three out of three in Quebec means something.”

What many outsiders don't realize is how alienating the decades-long linguistic struggle has been in the once-cosmopolitan city. It hasn't just taken a toll on long-time anglophones, it's affected immigrants, too. To be sure, the shootings in all three cases were carried out by mentally disturbed individuals. But what is also true is that in all three cases, the perpetrator was not pure laine, the argot for a “pure” francophone. Elsewhere, to talk of racial “purity” is repugnant. Not in Quebec. [...]

It isn't known when Mr. Gill's family arrived in Canada. But he attended English elementary and high schools in Montreal. That means he wasn't a first-generation Canadian. Under the restrictions of Bill 101, the province's infamous language law, that means at least one of his parents must have been educated in English elementary or high schools in Canada.To be sure, Mr. Lepine hated women, Mr. Fabrikant hated his engineering colleagues and Mr. Gill hated everyone. But all of them had been marginalized, in a society that valued pure laine. »

 

En français, cela nous donne à peu près (j’ai fait ça vite) :

«“De nombreuses personnes se demandent : pourquoi cela arrive-t-il toujours au Québec? ” dit Jay Bryan, chroniqueur à la Gazette de Montréal, seul quotidien anglophone de la ville. “Trois ne signifie pas grand chose. Mais trois sur trois au Québec, c’est significatif. ”

Bon nombre de gens de l’extérieur du Québec ne prennent pas la mesure de l’ampleur de l’aliénation engendrée par des décennies de luttes linguistiques dans cette ville autrefois cosmopolite.  Les conséquences néfastes ne se sont pas fait sentir sur les seuls anglophones vivant ici de longue date, mais également sur les immigrants. Il est certain que dans les trois cas, les fusillades ont été menées par des individus mentalement perturbés. Mais il est également vrai que, dans les trois cas, les auteurs de ces crimes n’étaient pas des “pure laine”, expression argotique faisant référence aux “purs” francophones.  Ailleurs, parler de “pureté” raciale est répugnant. Pas au Québec. […]

On ignore à quel moment la famille de M. Gill est arrivée au Canada.  Mais celui-ci a fréquenté des écoles primaires et secondaires anglophones à Montréal ce qui signifie qu’il n’était pas un Canadien de première génération.  Si l’on se réfère aux restrictions imposées par la loi 101, l'infâme loi provinciale sur la langue, au moins un de ses parents avait fréquenté des écoles primaires ou secondaires anglophones au Canada.  Il est certain que M. Lépine
[2] détestait les femmes, que M. Fabrikant[3] détestait ses collègues ingénieurs et que M. Gill détestait tout le monde.  Mais tous avaient été marginalisés dans une société qui valorise les “pure laine”.»

 

Devant un tel article, je demeure songeuse. Comment un journaliste prenant un minimum son métier au sérieux peut-il raisonnablement écrire de pareilles inepties ? Et comment un journal peut-il décider de les publier en première page ? Que la malhonnêteté intellectuelle soit étalée en une de l’un des plus grands quotidiens canadiens me rend malade. Je ne discuterai même pas du fond de l’article, qui n’en vaut pas la peine. Mais je prends cependant la peine de m’insurger contre le manque de conscience professionnelle et d’intégrité dont font preuve certains journalistes. Je comprends bien qu’un journal puisse avoir des impératifs de rentabilité. Je comprends que l’on verse dans le sensationnalisme et la controverse pour vendre. Mais je trouve qu’il y a des limites. Et le Globe and Mail les a clairement dépassées. Pour une fois je suis de l’avis de M.Harper (une fois n’est pas coutume !) lorsqu’il déclare au Globe and Mail: «Si l'auteure a droit à son opinion, l'argumentation avancée est carrément absurde et sans fondement. Sa démarche est non seulement gravement irresponsable, mais cela est faire preuve d'un préjugé inacceptable que d'attribuer la faute de ce drame à la société québécoise».

Il est à noter que plusieurs autres journaux se sont révélés désolants dans cette affaire. D’après ce que l’on m’a dit, la mère du meurtrier a ainsi appris les événements par Le Journal de Montréal, et l’adresse de la famille a été publiée intégralement dans Le Devoir.

Décidément le monde ne tourne pas rond…

Tâchez de bien vous porter quand même et prenez garde aux syllogismes, aux paradoxes et aux sophismes.

Aurélie, non au bourrage de mou.

 

 

 

 



[1] La loi 101 impose le français comme langue courante des activités publiques du Québec (administration, services publics, affichage, enseignement, etc.). Elle stipule que tous les Québécois et tous les nouveaux arrivants doivent étudier dans une école francophone, à moins que leurs parents n’aient suivi un enseignement primaire en anglais avant la promulgation de la loi.

[2] Auteur d’une fusillade à l’École polytechnique en 1989.

 

 

[3] Auteur d’une fusillade à l'Université Concordia en 1992.

 

 

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15 septembre 2006 5 15 /09 /septembre /2006 21:31

Dawson

 

 

 

 

 

Dawson, c’est une série de 128 épisodes racontant les premiers émois amoureux de quatre adolescents amis d’enfance. On y parle de déceptions, de trahisons, d’homosexualité, de drogue, mais l’ensemble reste assez rose bonbon. Dawson c’est aussi un collège anglophone situé à l’ouest de Montréal. Et là, ce n’est plus rose bonbon du tout. Hier, un jeune de 25 ans a en effet choisi d’y faire une descente, muni d’un pistolet, d’une carabine et d’un fusil de chasse, et de tirer sur tout ce qui bougeait. Parce que la vie est dure et qu’il fallait bien que quelqu’un paie pour ça. Consterné le Canada s’interroge : faut-il renforcer les mesures de surveillance dans les établissements scolaires, doit-on supprimer ou non le fameux registre des armes de chasse et comment pouvons-nous prendre en charge les personnes isolées, voire malades, pour leur éviter de péter les plombs ?

 

 

Figurez-vous que ce jeune homme avait un blog… Comme quoi c’est une véritable épidémie. Et il semblerait qu’il y ait expliqué sa haine du genre humain et son désir de mourir sous une pluie de balles. Hum.

 

 

 

C’est en entendant un reportage à la radio que j’ai appris que la Sûreté du Québec exerçait une surveillance sur le contenu des sites personnels, pour détecter d’éventuels criminels en puissance et les empêcher de nuire (sur ce coup là ils ont merdé). J’espère donc que ces bonnes gens de la SQ ne m’auront pas prise au sérieux quand j’ai parlé de braquer une banque il y a quelques jours ! Mon imagination prolifique, associée à un sens aigu du drame, me permet de visualiser des gars très musclés chaussés de rangers, le visage dissimulé sous du cirage, enfonçant ma porte, me passant les menottes et me traînant par les cheveux jusqu’à la salle d’interrogatoire où ils m’assommeront à coup de bottin. (Et le fait que je sois en train de regarder la saison 3 de 24 n’a en rien influencé mon imaginaire… !) Comme la plupart des contrôles sont effectués à la suite de plaintes des internautes, je vous saurai gré de ne pas me dénoncer aux autorités !

 

 

 

Conseil du jour : aimons-nous les uns les autres si nous ne voulons pas que les malheureux et les incompris se vengent de notre mépris et de nos rejets à coup de carabine, de dynamite ou d’avions détournés.

 

 

 

 

 

Aurélie, rire pour ne pas pleurer.

 

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12 septembre 2006 2 12 /09 /septembre /2006 05:18

 

My name is Monique

 

 

 

Alors que je travaille depuis des jours à la réécriture d’un très mauvais roman qu’il s’agit de rendre publiable (pas une mince affaire), alors que je manie avec dextérité (euh… ?) les subjonctifs imparfaits jusqu’alors inconnus de l’auteur et que je traduis en français des idées exprimées en petit nègre, alors que je supprime les innombrables répétitions, les collections d’adjectifs inutiles et inappropriés, les effroyables clichés, les anachronismes, les anglicismes  et les impropriétés, alors, somme toute, que je réécris le texte d’un auteur qui est peut-être un raconteur d’histoires mais pas un écrivain, je réalise combien il peut être pénible de devoir gagner sa croûte. Et cela me fait repenser à un personnage célèbre de l’histoire montréalaise dont je ne vous ai encore jamais parlé : Monica la mitraille, que j’ai découverte grâce au film éponyme.

 

 

Féministe avant l’heure (c’est comme ça que je la vois), Monica la mitraille (en anglais «the Machine Gun Molly»), de son vrai nom Monique Sparvieri, est passée à la postérité en cambriolant des banques pour nourrir ses enfants. Grisée par le succès, elle a fini par crever sur le trottoir, une balle dans la peau.

 

 

Fille aînée d’une famille pauvre du quartier du Red Light, près du boulevard Saint-Laurent, également appelé la Main , Monique entra dans la vie active en tant que danseuse et prostituée. Elle réussit à se sortir de la misère en épousant un cambrioleur d’origine écossaise, Michael Burns, qui l’abandonna avant la naissance de leur second enfant, l’enfoiré. Elle épousa alors Gaston Lussier, un braqueur de banque dont elle devint la complice. Lorsque celui-ci fut jeté en prison, elle poursuivit son activité lucrative et criminelle aux côtés de son nouvel amant, Gérald Simard, se dissimulant sous une perruque blonde et de larges lunettes de soleil. Activement recherchée par la police, Monique fut finalement abattue par la police en 1967, à la suite du braquage d’une caisse populaire dans le nord de Montréal. Elle avait 27 ans.

 

 

Bien que s’attachant surtout à décrire les amours tumultueuses de Monique et son caractère survolté, ce film – pas vraiment un chef d’œuvre – m’a permis de mieux connaître l’histoire de ma ville d’adoption. Et ça j’aime.

 

 

J’ai ainsi découvert l’existence du Red Light, un quartier pauvre situé dans le Centre-Sud de la ville, délimité au sud par le boulevard René-Lévesque, au nord par la rue Sherbrooke, à l’ouest par le boulevard Saint-Laurent et à l’est par la rue Saint-Denis. (NB : on l’étend parfois jusqu’à la rue Bleury à l’ouest et jusqu’au Vieux-Montréal au sud.) Le terme Red light, signifiant «lumière rouge», désigne une zone de prostitution. Il fait référence à la pratique qu’avaient les maisons closes de signaler leur existence en allumant une lanterne rouge sur leur seuil. Cette pratique aurait elle-même une origine biblique. Rahab, une prostituée, cacha dans sa maison deux hommes, émissaires des Hébreux qui s’apprêtaient à prendre possession de la ville de Jéricho et à tuer tout le monde en passant. En remerciement, ceux-ci promirent de lui laisser la vie sauve. Pour être identifiée, elle devait accrocher un fil rouge à sa fenêtre. (Avouez que vous êtes sidérés par mon immense culture !! Pour plus de détails, voir le livre de Josué.)

 

 

L’origine de ce quartier remonterait aux débuts de la Confédération canadienne (j’avoue que je suis encore trop ignorante pour donner plus de détails). Pendant près de 70 ans, il fut le royaume du crime organisé et les pouvoir politiques ne parvinrent pas à enrayer sa croissance. Il faut dire que les pots-de-vin dissuadaient la police de faire trop de zèle. Dans les années 1960 y fleurissaient les commerces illicites, prostitution, jeu et débits de boissons. Le quartier était alors sous le contrôle de Morissette, à l’est, et des anglais, à l’ouest. C’est Jean Drapeau, maire de Montréal de 1954 à 1957 puis de 1960 à 1986, qui parvint finalement à, non pas mettre un terme, mais largement endiguer l’activité du quartier en durcissant les lois municipales.

 

Aujourd’hui le Red light a disparu mais pas la prostitution et la Main est encore le cœur du night life montréalais (NB : je sais que cela paraît difficile à croire mais les pitounes qui arpentent ses trottoirs le samedi soir ne sont pas – a priori – des prostituées, héhé.)

 

 

Bref tout ça pour dire que, quitte à me tuer à la tâche, je devrais peut-être envisager de me reconvertir en braqueuse de banque… Après tout je suis déjà blonde à lunettes !

 

 

Sur ce je vous laisse : faut que je comprenne ce que peut bien être un «exhibit»…

 

 

Aurélie, laissez-nous rêveeeeeeeeeeer… !

 

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28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 06:55

Épluchette

 

 

 

 

Samedi soir, j’ai participé à ma première épluchette de blé d’Inde. C’est là que les Québécois s’esclaffent de me découvrir aussi ignorante, et que les Français, disent « éplu quoi ??? ». Épluchette de blé d’Inde. Le blé d’Inde, c’est du maïs. Et l’épluchette c’est le fait de l’éplucher, pour pouvoir le manger.

 

 

D’ailleurs, pour que cette épluchette ne soit pas une simple « mangette », j’ai bel et bien participé à la corvée d’épluchage. Et je suis donc en mesure de vous révéler cette information exclusive : ça colle et y a des poils. Intéressant.

 

 

 

Récapitulons. Pour faire une épluchette de blé d’Inde il faut :

 

-          du blé d’Inde, ben oui ;

 

-          des gens pour l’éplucher (bibi) ;

 

-          des gens pour le manger (encore bibi !) ;

 

-          une énorme marmite et un réchaud qu’on loue pour l’occasion, parce que personne n’a ce genre de truc dans sa batterie de cuisine ;

 

-          de l’eau pour cuire le maïs à l’eau ;

 

-          du sucre pour sucrer l’eau dans laquelle on cuit le maïs à l’eau ;

 

-          une grosse motte de beurre sur laquelle rouler l’épi de maïs une fois qu’il est cuit ;

 

-          du sel, pour mettre sur le beurre ;

 

-          de bonnes dents pour croquer dedans.

 

 

 

Une certaine dose de témérité est également requise de la part des convives pour :

 

-          ne pas avoir peur d’avoir des bouts de maïs coincés entre toutes les incisives ;

 

-          trouver un moyen de les enlever discrètement avant de sourire ;

 

-          ne pas avoir peur de se mettre du beurre plein les mains ;

 

-          ne pas avoir peur d’avoir du beurre qui coule sur le menton ;

 

-          ne pas avoir peur d’être finalement totalement couvert de beurre.

 

 

 

Ai-je besoin de préciser qu’il vaut mieux aimer le maïs ?

 

 

 

 

 

 

Cette petite fiesta était un « party de voisins », concept totalement nouveau pour une parisienne comme moi, qui, c’est bien connu, n’adresse jamais la parole à ses voisins (et ne répond même pas quand on lui dit bonjour, pourquoi faire voyons ?)*.

 

 

 

Tous les habitants du condo avaient donc invité leurs amis à faire la fête le même soir, dans la cour commune. Et quand un des voisins fait partie d’une troupe de percussions brésiliennes, ça donne une ambiance franchement festive, du genre à faire débarquer la police (si, si). Et une Aurélie qui décide qu’elle aussi, elle veut en faire. J’veux en faiiiiiiiiiiire !!

 

 

 

À bon entendeur salut !

 

 

 

 

 

Aurélie, une casserole, une cuillère, une percussionniste !

 

 

 

 

 

* Note de la rédactrice : ceci est une blague.

 

 

 

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14 août 2006 1 14 /08 /août /2006 19:05

Divers/Cité 

 

La première semaine d’août avait lieu à Montréal le festival Divers/Cité, ouvert chaque année en fanfare par la Gay Pride, défilé de la fierté lesbienne, gaie, bisexuelle, transsexuelle et travestie de Montréal (dans le jargon ont dit fierté LGB2T, si j’ai bien compris).

** J’en profite pour noter l’apparition dans la langue française du mot « gai » dans le sens de « homme qui aime un homme ». J’imagine que l’idée est de créer ainsi un contraire au mot « lesbien(ne) », qui, à ma connaissance du moins, n’existait effectivement pas. **

 

Existant depuis 14 ans, ce festival invite au respect des différences et souligne la richesse de la diversité. En accord total avec ce principe, j’y ai passé plusieurs soirées à danser comme une folle sur de la musique électronique, tout en faisant des démonstrations de poi lumineux, avec un certain succès dois-je dire, dans un accès de fierté A2M (aurélienne et moi-mêmienne).

Le dernier jour du festival, j’ai traîné mes baskets à La Grande Danse. Ce grand bal House en plein air, se déroulait toute la journée du dimanche dans la rue Berri fermée aux voitures pour l’occasion, et était animé par différents DJ probablement très branchés mais ayant, selon moi, des goûts musicaux épouvantables (du genre à nous faire des remix house de U2… beuuuuurk !)

Perdue au milieu de ces corps d’hommes transpirants (mais OÙ étaient donc les lesbiennes ???), assistant bien malgré moi à une débauche de torses nus, de mini-shorts moulants, de fesses à l’air libre dans des pantalons de cuir à la découpe idoine, de langues qui s’entremêlent goulûment à l’extérieur des bouches, je me suis interrogée sur cette propension qu’ont certains représentants de l’espèce humaine, homosexuels ou non, à s’exhiber. Goût de la provocation ? Désir de susciter le malaise ? Affirmation de sa liberté ? Volonté de dire merde à l’ordre établi ? Louange du corps à l’état naturel ? Souci du confort (quoique pour ce qui est de ce pantalon en cuir, ce ne soit vraiment pas une option possible…) ? Personnellement, et quitte à paraître vieux jeu, je dois dire que je n’aime pas ça. Si au moins le spectacle flattait mon sens de l’esthétique… Mais je peux vous dire que les fesses fripées que j’ai vues à La Grande Danse n’avaient rien d’une œuvre d’art !!

 

 

Tâchant d’oublier les trop nombreuses visions d’horreur de la dernière journée (et le fait qu’un gars m’ait parlé en nommant les femmes des « femelles », faut oser !), je me souviendrai plutôt de la convivialité ambiante et y retournerai l’an prochain (au festival, pas la la Grande Danse!). Parce que justement, la diversité, moi, j’aime bien ça !

 

Prenez soin de vous et cachez ce sein que je ne saurais voir.

 

 

Aurélie, bi… kini !

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8 août 2006 2 08 /08 /août /2006 21:02

Météo d’été (quel sujet de bavardage inépuisable décidément !)

Mardi dernier, le 1er août, il faisait 47°C ( !) à Montréal, compte tenu des 92% d’humidité dans l’air.

(C’est là que vous devez vous étonner bruyamment : « Hein ? Quoi ? Mais enfin, ç’a pas d’bon sens », et me plaindre abondamment : « Pauvre Aurélie, mais viens donc te baigner dans ma piscine… »).

Il fallait bien que j’en parle, parce que moi, je n’avais jamais vécu ça. D’ailleurs, je ne m’en suis pas remise. La preuve : une semaine après, j’en parle encore !

Imaginez (pour ceux qui n’y étaient pas : les autres n’ont certainement pas envie de revivre cette expérience, ne serait-ce qu’en pensée) : sans même bouger, on sue, sans même bouger, on étouffe, sans même bouger, on se sent mal, et l’efficacité de la douche froide est d’à peu près deux minutes. C’est bien simple, j’ai passé la journée effoirée (affalée) sur mon canapé avec un sérieux mal de bloc (de tête). J’ai même pris de l’aspirine (enfin du Tylénol), pour tout vous dire…

Dans ces moments-là – une fois n’est pas coutume – on regrette d’être en vacances, car, contrairement à mon appartement, les entreprises sont généralement climatisées… Quelques jours plus tard, j’ai entendu, dans le bus, un gars raconter fièrement qu’il avait l’air climatisé chez lui et que ce fameux mardi, il faisait 15°C dans son appartement ! Euh, faudrait peut-être pas exagérer… mais un petit 30°C aurait néanmoins été des plus agréables (c’est dire !).

Depuis ce jour, je refuse qu’on me parle de la canicule européenne, laquelle préoccupe pourtant beaucoup ma grand-mère et ma tante, et tout le monde finalement. Eh oui, je suis comme ça, moi : météocentrique !

Depuis ce jour aussi, j’ai une pensée émue pour mes amis Mathieu et Delphine, qui sont partis s’installer à Singapour et je me demande avec angoisse s’ils vont survivre au climat local et s’ils n’ont pas déjà fondu.

Quant à moi, si ça devait se reproduire, il se pourrait bien que je recommence à travailler !!!

Portez-vous frais.

Aurélie, vive la clim’ et mort à la planète…

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6 août 2006 7 06 /08 /août /2006 22:03

Vous, lecteurs du monde entier !

 

Grâce au merveilleux petit un outil (geo visitors) que j’ai installé la semaine dernière sur les conseils d’un lecteur, Roger du Nouveau Brunswick, j’ai découvert que vous, les lecteurs de ce blog(ue), étiez localisés sur toute la planète !  En une semaine, j’ai ainsi relevé les pays suivants :

 

France (et Corse)

Canada

Etats-Unis

Belgique

Tunisie

Iran

Japon

Chili

Colombie

Maroc

Sénégal

Allemagne

Danemark

Suède

Norvège

Suisse

Italie

Algérie

Côte d’Ivoire

Slovénie

Égypte

Thaïlande

Nouvelle-Zélande

Arabie Saoudite

Irlande

Écosse

Pologne

Chine

Brésil

Australie

Espagne

Bulgarie.

Argentine

Finlande

Madagascar

Indonésie

Inde

Guadeloupe

Yémen

Émirats Arabes Unis

Hongrie

Lettonie…

Pas de doute, Internet rapproche le monde, et je trouve ça vraiment formidable, magique même…

Profitez de l’été et continuez à passer par ici !

Aurélie, worldaholic!

PS : s’il y a en qui ne sont pas dans la liste, dites-le moi.

 

 

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30 juillet 2006 7 30 /07 /juillet /2006 07:30

Gastronomie, épisode 2

La semaine dernière, j’ai parfait mes connaissances en matière de gastronomie nord-américaine, au cours d’un souper dont le thème était grilled cheese / Kraft Dinner (ou en français : comment boucher ses artères en deux leçons). Il était organisé, exclusivement pour moi, par une de mes amies, qu’à sa demande expresse, je ne nommerai pas.

Le grilled cheese consiste à faire fondre une ou deux tranches de cheddar (vous savez, les carrés orange qu’on met dans les hamburgers) entre deux tranches de pain de mie beurrées. Protéines : 1% des AJR (apports journaliers recommandés), lipides : 250% des AJR, infarctus : imminent. Le pire, et je l’avoue sans grande fierté, c’est que j’ai bien aimé. Mais il faut savoir que j’aime bien le Mac’Do et que j’adooooooore le Burger King ! J’ai le palais fin, en somme.

Le Kraft Dinner est une expérience d’une toute autre dimension. Je suis contente de l’avoir vécue, depuis le temps qu’on m’en parle. Il semble que tous les Québécois en aient mangé au moins une fois dans leur vie, et que cette… euh, préparation, soit l’apanage des étudiants fauchés et des mamans pressées.

La boîte de Kraft Dinner ressemble à ça.

Une fois préparée, la mixture, quant à elle, ressemble à , je ne sais pas moi, des céréales qu’on aurait laissé mariner toute une nuit dans leur bol de lait ? une gamelle de croquettes régurgitée par Médor malade ? Et je précise que le goût de la chose est largement pire que son apparence. Infect. Et le mot est faible. Même par politesse, même par reconnaissance pour mon amie Mar… euh, mon amie X, je n’ai pas été capable d’en manger plus que la bouchée nécessaire pour dire qu’on connaît.

« Mais c’est quoi ce truc ? », doivent se demander certains d’entre vous. La boîte indique « Macaroni et fromage ». Fromage… Fromage ??? En fait de fromage, la boîte contient un petit sachet de poudre jaune qui, une fois ajoutée, forme une sorte de colle n’ayant pas le moindre goût de fromage. Vous voyez les biscuits apéritifs « au fromage » ? Eh bien, c’est la grande gastronomie du fromage à côté du Kraft Dinner.

Et le comble du comble du comble, c’est la mention « Solution sensée » qui figure sur l’emballage ! Sur le devant du paquet, une grande étiquette verte indique : « Bonne source de calcium, source de fer et de protéines, bonne source de 5 nutriments essentiels. » Au dos, une nouvelle étiquette verte explique : « Le fanion Solution sensée vous aide à faire des choix alimentaires nutritifs. Le Dîner Kraft macaroni et fromage porte ce fanion car, préparé selon le mode d’emploi, il est une bonne source de calcium et une source de fer et de protéines. Le Dîner Kraft est également une bonne source de 5 nutriments essentiels. »

Je précise que « préparé selon le mode d’emploi » signifie : en ajoutant du lait qui, si je ne m’abuse, est effectivement une bonne source de calcium, de protéines et autres nutriments. Ça, c’est ce qu’on appelle du marketing ! C’est comme quand on nous dit qu’un pot de Nutella contient l’équivalent d’un grand verre de lait pour donner bonne conscience aux mangeuses compulsives mamans…

En tout cas, forte de cette expérience culinaire, je n’ai pas honte de clamer haut et fort : vive la coquillette au bon gruyère suisse !

Pour bien vous porter, mangez des légumes…

Aurélie, junk eater en voie de guérison.

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Published by Aurelie au Canada (Copyright) - dans Chroniques (copyright)
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