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Avertissement

Sens de l'humour et esprit critique sont requis pour apprécier la lecture de ce blog. Il est fortement recommandé de ne pas prendre les propos de l'auteur au 1er degré!

(Tous les textes de ce blog sont la propriété de l'auteure. Ils ne peuvent être reproduits sans citer son nom. Merci!)


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Critiques de théâtre : vous pouvez me lire

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Bon théâtre!

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Chic Moustache

Vous cherchez des t-shirts qui représent le Québec sans tomber dans les clichés? Chic Moustache est fait pour vous!! Allez donc jeter un oeil!

 

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«Entrer chez les gens pour déconcerter leurs idées, leur faire la surprise d’être surpris de ce qu’ils font, de ce qu’ils pensent, et qu’ils n’ont jamais conçu différent, c’est, au moyen de l’ingénuité feinte ou réelle, donner à ressentir toute la relativité d’une civilisation, d’une confiance habituelle dans l’ordre établi.» Paul Valéry (merci Annie)

27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 22:44

Ma 1ère i-pod battle

Hier soir, j’ai assisté à ma première i-pod battle. Apparemment c’est branché, alors… Je connaissais le principe de la chose : des équipes qui choisissent de la musique sur un i-pod (y a pas à dire niveau marketing, ils sont forts chez i-pod), le gagnant étant celui qui réussit à galvaniser les foules, à les faire hurler de bonheur. En fille rationnelle et qui aime danser, je m’étais dit que forcément, les tounes génialissimes allaient se succéder et que je pourrais facilement être la reine du dance floor


J’arrive vers 23h, la salle est pleine, je jubile. Je regarde rapidement autour de moi, histoire de prendre la température des lieux et de repérer d’éventuels pétards (traduction pour les Français : beaux gars sexy)… Oups. Je regarde un peu mieux. Ooooooups. Je regarde très attentivement. OOOOOOOOOOOOOOUPS!!! Pas de doute, je suis la plus vieille du coin ET DE LOIN. La moyenne d’âge semble tourner autour de 21 ans et le taux d’ébriété est proche de 95%. Et merde. Je réalise soudain qu’à mon âge vénérable, le samedi soir à 23h, on est au lit, épuisé par une semaine de travail-nuits blanches-nourrisson qui hurle-passer à la crèche en rentrant-cuisiner des repas équilibrés- tout ça. Et si on n’est pas au lit parce qu’on a réussi à trouver une baby-sitter pour s’occuper de sa progéniture, on est tranquillement au cinéma. Et si on n’est pas au cinéma parce qu’on a réussi à fourguer sa progéniture à ses parents pour le week-end, on est en train de faire l’amour avec le père parce que ça fait un moment qu’on ne l’a plus fait. Bref, on n’est pas dans une i-pod battle, espérant vaguement qu’on y rencontrera peut-être un gars digne d’intérêt. Soudain, mon décalage me pète à la figure et je me sens, comme qui dirait, pas du tout à ma place.

Décidée à m’amuser malgré tout, je fends la foule, espérant me trouver une petite place où remuer mes foufounes (traduction pour les Français : mes fesses) en rythme et en toute tranquillité. Quand une petite pitoune (traduction pour les Français : pétasse – en légèrement moins péjoratif mais à peine) me bouscule en titubant, j’essaie de rester calme. Mais au troisième verre de bière qu’un grand échalas bourré, les cheveux dans les yeux et le pantalon sur les genoux me renverse dessus, l’envie de tuer me gagne. Alors que je regarde la foule avec une furieuse envie de lui inculquer les principes de base de la bonne éducation, la réalité me tombe dessus, que dis-je, me foudroie : ça y est, je suis devenue une vieille conne.

Essayant de faire abstraction de mes pulsions meurtrières, de mes pieds en compote et de mon tee-shirt imprégné de bière, je danse. Enfin je danse… J’ébauche un semblant de commencement de début de danse puis je m’arrête, effrayée de constater que les jeunots tripent sur la musique de leurs ancêtres. George Mickael, Mickael Jackson, les tubes pourris des années 1980 s’enchaînent et la foule est en délire. Personne n’a donc jamais entendu parler de 2 Many DJs? Vitalic? Ladytron? Le truc le plus moderne qu’on nous passe est un Daft Punk datant de mes années universitaires (c’est dire…).

Tant pis, je suis bien décidée à danser. Malheureusement, on ne m’en laisse pas le temps. Au bout de 30 secondes, la musique s’arrête pour que l’autre équipe en lice choisisse un nouveau morceau. Tous les 6 extraits, des animateurs qui n’ont manifestement pas été choisis pour leur sens de l’humour nous font remarquer à quel point on s’amuse ce soir. On se croirait dans une émission de téléachat.

Proche de la dépression, j’essaie tant bien que mal de garder une contenance. Dans la salle j’aperçois Régine d’Arcade Fire et un gars d’Omnikrom. C’est donc bel et bien un événement branché…

La bataille prend fin et enfin, des DJs mettent de la musique, et enfin on danse, et enfin je retrouve ma bonne humeur, et enfin j’oublie momentanément que je suis vieille. Ce matin, ma figure, mes courbatures et ma voix éraillée me le rappellent amèrement.

C’est décidé, la prochaine fois que j’aurai envie de danser, je mettrai la musique à fond dans ma salle de bain.

Portez-vous bien et sans rancune les jeunes!

Aurélie, vieille fille même pas de chat.

 

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 06:07

Courriers électroniques

 

Depuis environ deux ans que j’ai décidé de conserver les courriels de mes lecteurs (bon, parfois j’oublie, alors quelques uns ont quand même dû être effacés par mégarde), j’ai reçu un peu plus de 200 messages. Je sais cela depuis que j’ai décidé de mettre de l’ordre dans ma boîte aux lettres virtuelle… il était temps!

J’ai constaté que je pouvais classer ces courriels en 8 catégories :


1/ Les messages de félicitations-ton-blog-est-génial-continue-par-pitié-sinon-je-meurs et autres pourquoi-n’as-tu-pas-écrit-depuis-deux-semaines-je-m’ennuie-reviens… Ceux-là, je les ADORE!! Je vous en prie, continuez à m’en envoyer. Même si je n’y réponds pas, ils me font chaud au cœur (j’envisage de les imprimer et de les coller sur mon miroir de salle-de-bains pour les moments de déprime).

2/ Les messages de webmasters qui me suggèrent d’inscrire mon blog dans leur annuaire… Je me demande toujours pourquoi ils ne le font pas eux-mêmes, ce qui leur prendrait autant de temps que de m’écrire. J’imagine que ça doit avoir un rapport avec mon consentement, mais il me semble évident que si je ne voulais pas être lue, je n’écrirais pas un blog, du moins pas d’accès public. Enfin… n’oublions pas que je suis blonde (ouais, bon, ok, châtain clair, un peu rousse sur les bords).

Jusqu’à il y a peu de temps, je n’inscrivais mon blog dans aucun annuaire. Et puis j’ai commencé à me dire que cela pourrait peut-être conduire un rédacteur en chef à repérer mon immense talent de reporter (et mon immense modestie) et à m’offrir une job à temps plein dans THE journal qui compte, alors je me suis inscrite sur quelques sites. Bizarrement, cela n’a pas eu l’effet escompté…

3/ Les messages de gens qui m’informent de leur désir d’immigrer au Québec et me demandent comment procéder. Disons le tout net : ces messages-là ont tendance à déclencher chez moi un léger agacement.

(Note - Euphémisme : Expression atténuée d'une idée ou d'un fait dont l'évocation directe pourrait déplaire ou choquer. OQLF.)

Dans la catégorie « qui m’énervent beaucoup », il y a les messages qui posent des questions dont la réponse se trouve dans mon article intitulé Infos utiles sur le Canada, qui se trouve dans la rubrique du même nom. Aussitôt mon blog découvert, aussitôt pas lu.

Dans la catégorie « qui m’énervent beaucoup très beaucoup », il y a ceux qui me demandent de leur parler de ma vie au Québec. Euh, c’est parce que, euh, comment dire…? Y a comme qui dirait sur ce blog quelque 150 chroniques qui parlent justement de ma vie au Québec. Bon, j’imagine que l’idée de lire un condensé de 15 lignes paraît à certains plus séduisante que la perspective de se taper 150 chroniques, de plus de 15 lignes CHACUNE, mais à quoi ça sert que Ducros se décarcasse*??

Et dans la catégorie « qui me font faire une syncope », il y a les questions impossibles du genre « où me conseilles-tu de m’installer ? » ou bien « peux-tu me trouver un travail? ». Que les choses soient bien claires : NON, on ne peut pas immigrer au Québec avec l’assurance d’un job à l’arrivée (sauf exception, c’est-à-dire sauf si on est muté par sa boîte), et OUI, émigrer comporte des risques.

Sérieusement, les gens, je ne veux pas être méchante, mais quand même, franchement, là, est-ce bien raisonnable??

4/ Les messages de gens qui viennent s’installer à Montréal et qui veulent me rencontrer. Ceux-là, je les trouve très gentils et flatteurs, mais, sans vouloir offenser leurs auteurs, j’ai du mal à comprendre la démarche. Évidemment, j’ai déjà rencontré certains lecteurs, pourquoi m’en priver? Mais nous avions commencé par tisser des liens épistolaires, et ces personnes avaient commencé… par ne rien me demander.

5/ Les messages de gens qui répondent à mes chroniques, soit pour participer à un certain jeu-concours sur les allergies avec place de théâtre à la clé (merci!), soit pour me donner des pistes de jobs (merci!), soit pour me dire qu’ils comprennent ce que je vis (merci!). En gros, je leur dis merci.

6/ Les messages de vieux copains qui ont retrouvé ma trace grâce à mon blog (bon en fait il n’y en qu’un, mais j’en suis si contente que j’en fais une catégorie en soi).

7/ Les messages de gens qui ont des propositions à me faire : échanges de liens, lecture d’une de mes chroniques à la radio (une fois seulement, mais quand même!), etc. Rien de salace, je vous rassure (du moins pas souvent…).

8/ Les messages de nouveaux bloggeurs qui me demandent comment on fait pour mettre ses articles en ligne ou pour ajouter des photos. La réponse est simple : on clique sur les boutons correspondants. Ça tombe bien, les gentils gens d’Over-blog font tout le travail pour nous.

 

Bref tout ça pour dire que… je remercie tous ceux qui m’envoient des messages d’encouragements, de soutien ou manifestent simplement leur présence : c’est agréable de savoir qu’on ne parle (écrit) pas dans le vide; et que… je prie les gens en quête d’informations sur le Québec de se renseigner auprès de sources officielles, ce que je ne suis pas, sans quoi j’aurais une feuille de paie du gouvernement à la fin du mois.

Quand à ceux qui n’écrivent jamais ni de courriels ni de commentaires, je les remercie tout de même d’être là et de me lire.

Salut à tous!

Aurélie, simple bloggeuse


* À l’attention des lecteurs québécois : cette phrase est une référence à une publicité française pour les épices Ducros.

 

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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 06:56


Mauriiiiiiice!!

 

Il y a peu de temps, j’ai enfin vu Maurice Richard, film sur le joueur de hockey du même nom (né en 1921, mort en 2000), qui figurait depuis une éternité sur ma liste des films québécois à voir.

J’y tenais, car Maurice Richard est une figure nationale, un monument dis-je, et que, comme vous le savez, je fais feu de tout bois quand il s’agir d’améliorer ma culture québécoise. (C’est ainsi que je suis allée m’acheter, l’autre jour, un hot-dog au Pool Room, qui est soi-disant LE spot à hot-dogs de la ville et que… beuuuuuuuuurk! Enfin je m’égare.) 

Grâce à ce film donc, j’ai découvert que le hockey était un sport… de cinglés. Et que je te pousse, et que je t’étrangle, et que je te fais un croche-pied, et que je te donne des coups de crosse sur la tête. Une vraie boucherie. Sans doute cela explique-t-il que les interviews de certains joueurs manquent de… vivacité? C’est que les commotions cérébrales, ça laisse des traces. Je vous dis que nous sommes chanceux que les joueurs portent aujourd’hui des casques, ce qui n’était pas le cas de notre ami Maurice et de ses collègues de l’époque.

Ce que j’ai découvert surtout, et que je ne soupçonnais pas, c’est que Maurice Richard est un film politique. Oui, oui, politique. Outre un certain nombre d'exploits sportifs, il raconte comment Maurice the rocket, en tant que joueur francophone, fut victime de coups bas, d’injures, de discrimination, raillé par les journalistes en raison de son incapacité à leur répondre correctement en anglais. Mais surtout, il raconte comment ledit Maurice osa un jour s’élever contre l’oppression, dénonçant les pratiques discriminatoires de la ligue nationale de hockey envers les joueurs francophones. Le message implicite c’est que, grâce à Maurice, le Québec francophone tout entier a relevé la tête.  

Cela se passait dans les années 1950. Après ça, il y a eu la révolution tranquille, caractérisée par une transformation majeure de la société québécoise sur les plans social, économique, politique et religieux (faut que j’en parle plus en détail un de ces jours); et puis ensuite, il y a eu la loi 101, faisant du français, parlé par la majorité, la langue officielle du Québec (oui, je sais, ça aussi il faut que j’en parle). Bref, les choses ont pas mal évolué.

Il reste cependant de cette époque un ressentiment assez net chez les francophones, du moins si j’en crois mes amis québécois. Même que c’est comme cela qu’ils justifient leur désir d’indépendance…  

Moi, évidemment, je suis mal placée pour juger de la chose. Je ne peux pour l’instant qu’écouter et essayer de comprendre.

Portez-vous bien, franco, anglo, et allo-phones et allez dans la paix de Maurice.
 

Aurélie, 102, 103, 104…

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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 07:56



Bilan triennal


Le 12 avril 2004, soit il y a tout juste trois ans (et quelques jours), je débarquais à Dorval (l’aéroport de Montréal) avec un bon paquet de valises et l’intention de passer 6 mois à découvrir le Québec. Trois ans plus tard j’y suis encore.

Trois ans que j’ai laissé derrière moi mes amis et la plupart de mes affaires.

Trois ans que je déploie une énergie folle pour me faire accepter de mes nouveaux compatriotes, et me faire de nouveaux amis tout en ne perdant pas les anciens.

Trois ans que je vérifie malheureusement la véracité du vieil adage « loin des yeux, loin du cœur ».

Quand des Québécois me demandent depuis combien de temps je vis ici, et que je leur fournis l’information requise, ils me répondent invariablement : « Ah ! c’est tout récent! » Cette réponse ne laisse de m’étonner. J’avoue que trois ans ce n’est pas grand-chose à l’échelle d’une vie, mais en terme d’apprentissage, c’est long. En trois ans, un enfant apprend à marcher, à parler, à ne plus pisser dans sa couche et un bon paquet d’autres choses. En trois ans, une Aurélie pense commencer à bien connaître sa terre d’accueil et s’y sent chez elle…

Il est cependant vrai que je ne suis pas née ici, et j’en arrive à me demander si l’on cessera un jour de me considérer comme une étrangère. Probablement pas, malheureusement. L’autre soir encore, à un party où la musique ne parvenait pas à me faire danser (j’ai une forme d’allergie à James Brown, Mickael Jackson et ABBA), plusieurs personnes m’ont demandé ce qui faisait « danser les Français ». Cela ressemble à une remarque anodine, mais pour celui qui en est le destinataire, ça ne l’est pas. D’abord, j’aimerais que l’on cesse de penser que tous les Français se ressemblent, ensuite j’aimerais bien, un jour, être simplement une fille dans une soirée et non plus « la Française » de la soirée. J’aimerais ne plus me sentir stigmatisée. Pourquoi ne peut-on me demander ce que j’écoute comme musique plutôt que ce qui « fait danser les Français »??

D’un autre côté, il y a ceux qui oublient commodément que je suis Française quand ils critiquent les Français en ma présence. Quand, sous l’insulte, je le leur rappelle, ils me répondent invariablement : « Mais toi ce n’est pas pareil… » Ah.

Autre chose qui m’étonne : que les Québécois soient à la fois surpris, contents et hilares quand j’emploie des expressions locales, quand je capote au lieu de disjoncter, quand mon hula hoop est magané au lieu d’être abimé, quand je m’exclame « ben là, cossé ça? » au lieu de « qu’est-ce que c’est que ce truc? » et quand je sacre à grands coups d’ « estie! » au lieu de jurer à coups de « putain! ». À nouveau, cela est fait sans aucune mauvaise intention, au contraire même. Mais cela me rappelle, encore une fois, que je ne suis pas d’ici.

Évidemment, ces sentiments ne sont pas nés en moi au premier jour. Ils se sont développés au fil de toutes ces petites remarques soi-disant sans importance et qui en ont une, finalement. Depuis, et c’est le point positif, mon regard sur « l’Étranger » a radicalement changé et je pense avoir acquis une conscience aiguë des difficultés que peuvent ressentir ceux qui sont loin de leur terre natale, par choix ou par obligation. De tout cela découlera certainement une plus grande tolérance et un plus grand tact dans mes relations à l’autre.

Portez-vous bien.

Aurélie, 29 ans +3

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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 00:00

Météo de printemps… Printemps???

 

 

Voici ce que l’on peut observer de ma fenêtre de derrière, ce jeudi 11 avril.

 

 

 

Et voici ce que l’on peut observer de ma fenêtre de devant, toujours ce 11 avril.

 

 

Quelqu’un pourrait-il informer Neptéole (c’est le dieu de la météo) que nous sommes le 11 avril et que le 11 avril, l’hiver est fini!!!

 

Le 11 avril, je ne suis pas sensée m’étaler dans la neige sur le chemin de l’arrêt de bus. Le 11 avril, je ne suis pas sensée mettre une demi-heure pour parcourir les 500m de l’arrêt de bus à chez moi. Le 11 avril, je ne suis pas sensée deviner qu’il faut que je m’abstienne d’enfiler des chaussures à semelles lisses, sous peine de décès précoce.

Parce que le 11 avril, normalement, c’est le printemps.

 

Pour bien vous porter, ne rangez-pas encore vos mitaines.

 

Aurélie, bouhouhou…


 

ET EN PLUS ON N'EST MÊME PAS LE 11 AVRIL MAIS LE 12... 'SSSSSSSTIE!

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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 18:39

Élections 2007

 

Hier, le 26 mars 2007, les Québécois ont élu un nouveau gouvernement. Moi non, car je n’aurai le droit de vote que lorsque j’aurai la citoyenneté canadienne.

Cette campagne électorale, on en a soupé. J’entendais hier à la radio que si l’on mettait bout à bout tous les reportages, entrevues et divers points d’actualité réalisés sur le sujet, on pourrait écouter la radio 24h sur 24 pendant 89 jours! Bizarrement, je n’en ai pas retenu grand-chose (et c’est un euphémisme). Plusieurs explications sont possibles : soit j’ai le cerveau poreux, ce qui est une forte probabilité compte tenu de mon grand âge et de ma consommation immodérée de vin rouge (private joke), soit le niveau désespérément bas du débat n’a pas réussi à maintenir mon attention en éveil, soit je ne m’intéresse décidément pas à la politique, ce qui serait un grand tort, j’en conviens.

Quoi qu’il en soit, j’ai pu constater qu’un thème brillait par son absence : la culture. C’est d’ailleurs étonnant, quand on y pense, car ce qui fait l’identité d’un peuple c’est bien sa culture… Enfin. Espérons que la faillite programmée du Théâtre La Chapelle, un lieu de diffusion multidisciplinaire qui réserve sa programmation « aux créations originales dans lesquelles priment la recherche et l’expérimentation » et dont l’une des dernières pièces à l’affiche, Son visage soudain exprimant de l’intérêt, m’avait conquise, (voir ma critique sur www.montheatre.qc.ca) n’est pas le début d’une longue série…

Les Québécois avaient le choix entre 5 partis principaux :

-          le Parti Québécois (PQ) dirigé par André Boisclair, qui a fait de la tenue d’un nouveau référendum sur l’indépendance du Québec son cheval de bataille (un discours totalement révolutionnaire donc);

-          le Parti Libéral (PLQ), le parti au pouvoir, fédéraliste et conduit par Jean Charest, premier ministre du Québec, et dont j’entendais sans cesse tout le monde se plaindre;

-          l’Action Démocratique du Québec (ADQ) fondée par d’anciens libéraux et dont le chef Mario Dumont, ni indépendantiste, ni fédéraliste mais autonomiste, a brillé par ses promesses racoleuses. (Ce n’est donc pas une spécialité française!)

-          Québec solidaire (QS) dont les porte-parole, Françoise David et Amir Khadir ont malheureusement été exclus du débat des chefs (une émission télévisée où les chefs des principaux partis en lice font état de leur programme). QS se veut une alternative aux partis traditionnels, prône la primeur de l’intérêt collectif sur celui d’une minorité possédante et propose des « politiques sociales axées sur l’égalité entre les femmes et les hommes, la solidarité entre les citoyennes et les citoyens, la protection de l’environnement et la souveraineté pour le Québec ». Un parti de gauche donc. Waow!

-          Le Parti Vert dont le chef Scott McKay n’a pas, lui non plus, été invité au débat des chefs et qui, je pense que vous l’aurez deviné, fait de la protection de l’environnement et du développement durable sa priorité.

N.B. – En raison de mon cerveau poreux évoqué ci-dessus, je ne suis pas en mesure de faire de ces partis une présentation qui ne soit pas simpliste. J’invite donc ceux qui veulent en savoir plus à consulter les sites Internet des intéressés. Eux aussi racontent leur vie dessus…!


Quid des résultats?

71,21 % de participation et un gouvernement libéral minoritaire de 48 députés (le premier gouvernement minoritaire en près de 130 ans), dont l’ADQ formera l’opposition officielle avec 41 députés. Le PQ obtient quant à lui 36 députés. Québec Solidaire et le Parti Vert, aucun.

 

Quid des chefs de partis?

André Boisclair (PQ) a été élu.

Jean Charest a été NON PAS défait comme je le croyais, mais réélu (désolée pour l'erreur... et la mauvaise nouvelle!).

Mario Dumont (ADQ) a été élu.

Françoise David (QS) a été défaite.

Amir Khadir (QS) a été défait.

Scott McKay a été défait.

 

Au Québec, comme souvent en France, nombreux sont ceux qui ont voté « utile », si j’en crois les informations que j’ai glanées à droite et à gauche. Si je peux comprendre cette pratique sur le plan stratégique, il n’en demeure par moins qu’elle me paraît aller totalement à l’encontre du principe démocratique. Remarquez que la démocratie est en principe séduisante, mais en pratique difficile à appliquer. Enfin… je ne possède ni les connaissances politiques et philosophiques suffisantes, ni le brillant esprit nécessaires pour en disserter ici.

Finalement, mon objectif était de faire connaître les résultats des élections québécoises à vous, lecteurs du monde entier! Maintenant, vous en savez (presque) autant que moi.

« C’est un grand vent de changement qui souffle sur le Québec… » Aujourd’hui, les commentateurs n’ont que ces mots à la bouche. Moi je dis : attendons de voir!

Portez-vous bien.

Aurélie, un peu, beaucoup, à la folie.

 

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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 18:15


Symphonie portuaire

 

 

Pour la 13e année, Montréal fanfaronne avec une idée piquée à Terre-Neuve, où la tradition est, semble-t-il centenaire : le concert de cornes de brumes de navires.

 

Cette année, c’est à André Duchesne que nous devons la composition originale, interprétée par trois bateaux, le Canadian Prospector, le Montréalais et l’Algontario. Et un train. Symphonie vous dites? J’avoue que ça fait sérieux, hein, mais le vrai mot, c’est quatuor…

 

Soucieuse d’avoir une bonne place, je me pointe en avance. Trois quarts d’heure plus tard, je suis encore en train de me demander où est la foule en délire. Ce n’est pas grave, je suis là, moi, et je commence bel et bien à être en délire, sautillant sur place pour combattre le froid. (Oui je sais, il ne faisait pas si froid que ça, mais sur le Vieux-Port, y a du vent. Et puis laissez-moi tranquille d’abord!)

 

Et puis soudain… ça commence! Euh… Est-ce que ça a commencé ou bien est-ce qu’ils sont en train de faire le « sound test »? Ah ben non, ça a commencé. Soudainement, il me semble que le Canadian Prospector, le Montréalais et l’Algontario ont cédé la place à « renne agonisant », « caribou qu’on égorge », et « vache hurlant à la mort »… C’est pas joli, joli. Vaguement tentée de m’enfuir en courant, je m’interroge. C’est affreux, certes, mais peut-être est-ce une prouesse technique qui mérite notre admiration. Sans bornes. L’admiration, je veux dire.

 

Je m’approche donc du Montréalais et j’observe. Première constatation : les corneurs ont des partitions. Deuxième constatation : pas l’ombre d’un chef d’orchestre; les corneurs battent la mesure avec leur pied. Troisième constatation : pour faire différentes notes, le corneur plonge le bras dans le pavillon de la corne, le ressort, le rentre et ça nous donne quelque chose qui ressemble à des modulations. On dirait un vétérinaire en plein travail. Pas étonnant que la vache hurle à la mort : on est en train de l’accoucher!

 

Moralité : ça a effectivement l’air assez technique et cela mérite donc notre admiration. Sans bornes. Ben oui, rappelez-vous.

 

Sur le plan strictement musical en revanche… j’ai quelques doutes. Mais il faut dire que la musique classique contemporaine a quelque chose d’hermétique. Peut-être est-ce mon oreille qui est trop traditionnelle? Peut-on être fan des lieder de Brahms, de Schubert et de Mendelssohn ET de la symphonie portuaire montréalaise? La question est posée.

 

Portez-vous bien mélomanes de tout poil!

 

Aurélie, mi, mi, miiiiiiiiiiiii…

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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 09:37

Voitures-fantômes


L’hiver montréalais m’a permis de découvrir une espèce de voiture dont j’ignorais l’existence : la voiture-fantôme.

La voiture-fantôme est une voiture stationnée, sans conducteur, mais dont le moteur tourne à plein régime.

En m’interrogeant sur les voitures-fantômes, j’ai découvert leur essence (!). Pas de voiture-fantôme sans un petit gadget qui s’appelle le démarreur à distance. Cette merveille technologique permet aux conducteurs frileux de faire démarrer leur voiture alors qu’ils sont encore au chaud dans leur appartement, pour ne pénétrer dans leur véhicule que vingt minutes plus tard, lorsque le chauffage y a fait son œuvre. Le démarreur à distance est la version électronique du manteau, de la tuque et des mitaines. Il permet de conduire en tee-shirt bedaine en plein mois de janvier. Grâce au démarreur à distance, des dizaines de voitures-fantômes habitent les trottoirs, et les émirs arabes et l’Alberta s’enrichissent.

Ce que la voiture-fantôme n’a pas compris, et qu’il faudrait que quelqu’un lui explique, c’est qu’elle court à sa perte en produisant des tonnes de gaz carbonique qui feront bientôt disparaître l’hiver montréalais, dont elle dépend.

Ah! mais non, chu bête! J’oubliais que la voiture-fantôme est la digne fille de son propriétaire humain : irresponsable...

Portez-vous bien et mettez un chandail avant de mettre le chauffage.

Aurélie, pour moi ce sera trois pulls (ou quatre).

(Ou cinq)

(Ou six)

(Si, j’vous jure!)

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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 20:41

Accommodements incommodants

 

Depuis un certain temps au Québec, il est une notion qui défraie la chronique, celle d’accommodement raisonnable. « Késaco? » me direz-vous (et pas « cossé ça? » car tous les Québécois le savent fort bien!).  

L’accommodement raisonnable consiste à modifier certains règlements ou certaines lois qui devraient normalement s’appliquer à toute la société, pour les adapter aux besoins particuliers de certaines communautés culturelles, par souci de respect des identités.

L’autorisation du port du kirpan par les Sikhs à l’école, dont je vous au déjà parlé, en est un exemple.  

Dans le même ordre d’idées, il y a les arrangements qui sont pris hors du cadre de la loi, et sans passer devant les tribunaux. Dans ce cas là cependant, on ne devrait pas – théoriquement – parler d’« accommodement raisonnable ».

La décision du YMCA du Parc d’installer des vitres givrées à certaines fenêtres de ses salles d’entraînement pour contenter une communauté de Juifs hassidiques (la congrégation de Yetev Lev – et ne me demandez pas ce que c’est…) qui se plaignait que ses enfants puissent voir des femmes en tenue légère, fait partie de cette seconde catégorie. Bon soyons objectifs, le principe qui sous-tend cette façon de faire reste le même, que l’on chipote sur le vocabulaire ou non.

Aujourd’hui, j’ai entendu à la radio qu’une commission scolaire avait accepté de dispenser des élèves musulmans des cours de flûtes à bec, la pratique de cet instrument étant interdite par le Coran (si l’on en fait une lecture très rigoureuse, que ne fait pas la très grande majorité des musulmans, ne l’oublions pas). Accommodement, encore. Raisonnable? Si c’était à moi d’en juger, je dirais que non. Mais, moi, j’irais jusqu’à dire que c’est la religion qui est assez déraisonnable. Pas une en particulier, hein, la religion en général, avec ses dogmes et ses rites et tout le tralala. Enfin, la question n’est pas là. 

Le principe d’accommodement raisonnable est inscrit dans la loi québécoise. C’est le moyen que le Québec a choisi pour lutter contre la discrimination et favoriser l’intégration, en développant chez les immigrants un sentiment d’appartenance. Comme je le disais dans la chronique sur le kirpan, c’est une conception de l’égalité radicalement différente de celle qui prévaut en France. (Je ne dis pas meilleure ou moins bonne, mais différente.)

La question est : où cela doit-il s’arrêter? Ces derniers mois, on sent un certain agacement dans l’opinion publique, et il apparaît que ce qui procède d’une volonté louable d’intégrer les étrangers pourrait avoir l’effet contraire…

C’est peut-être ce qu’ont voulu démontrer TVA, le Journal de Montréal et 98,5 FM en commandant à Léger marketing une « grande enquête sur la tolérance au Québec ». Selon ce sondage, dont les résultats publiés la semaine dernière ont créé un vent de panique, 59% des Québécois dits « de souche » se considèrent comme racistes (un peu, beaucoup, passionnément ou à la folie). Résultat, toute la semaine, les hommes/femmes politiques ainsi que beaucoup de journalistes ont crié au scandale, au mensonge, à l’usurpation et que sais-je encore. « NON, LES QUÉBÉCOIS NE SONT PAS RACISTES! »

Il faut reconnaître que pour une société dont le développement repose en grande partie sur l’immigration, ça la fout mal… Tout le monde s’est alors empressé de dénoncer les lacunes méthodologiques du sondage. Moi je veux bien, hein, mais il me semble que quand les gens eux-mêmes se déclarent racistes, il n’y a pas grand-chose à redire. Quelle que soit la définition que les sondés ont du mot « racisme ».

La bonne nouvelle là-dedans c’est que les immigrants eux aussi sont racistes!! Envers les Québécois de souche et entre communautés… Je me demande pourquoi on gaspille encore de l’énergie et de l’argent pour démontrer l’évidence : l’homme est raciste. Et l’homme est intolérant, cruel et imbécile. Mais c’est parce que l’homme est trouillard. Il a peur des différences, peur de ce qu’il ne connaît pas, peur qu’on lui retire son petit confort, peur de ne pas avoir raison. Et c’est aussi pour cette raison que l’homme est religieux.

Allez, dans la paix d’Allah, de Yahvé ou de Jésus… mais arrêtez donc de foutre le bordel en son nom.

Aurélie, ni Dieu, ni maître, mais des amis de toutes les couleurs.

P.S. - Pour ceux que cela intéresse, les résultats du sondage se trouvent ici.

 

 

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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 20:23

Incursion en territoire français

 

 

 

 

Avant les fêtes, je suis allée m’inscrire au consulat français de Montréal, afin de pouvoir voter aux présidentielles. C’est qu’avec ce qui s’en vient, ce n’est pas le moment de niaiser… En fille organisée, j’ai téléphoné avant d’y aller pour savoir quels papiers je devais apporter. Réponse sans équivoque, du style à m’impressionner par sa précision :

 

-         Carte nationale d’identité française,

 

-         Carte de résident permanent,

 

-         Justificatif de domicile,

 

-         Photo.

 

 

 

Les heures d’ouvertures m’ont aussi impressionnée, mais cette fois moins favorablement: 8h30-12h. Une chance que je ne travaille pas. Enfin que je ne sois pas salariée, car il aurait fallu que je prenne (il eut fallu que je prisse) une demi-journée de congé. Faut avoir une sacré conscience citoyenne pour ça…

 

 

 

À 11h, je me pointe au consulat. Je suis accueillie par un garde revêche (québécois) qui me désigne une file de l’autre côté du couloir. Perspicace, j’en déduis que c’est là qu’il faut attendre. Après une heure et quart d’attente (probablement pas ici qu’on va battre des records d’abstention), me voilà de nouveau devant le garde revêche, qui, après une fouille en règle, m’autorise à pénétrer dans le sanctuaire. Ouf. Ah ben non. Pas ouf. Je suis dirigée dans une salle de deuxième attente, cette fois avec un numéro qui m’informe qu’il y a environ 30 personnes avant moi. C’est pas gagné, comme dirait l’autre. Bon, je patiente. Je patiente. Je patiente. Je m’impatiente. Ok, il faut que j’annule mon lunch avec Stéphane. “Excusez-moi monsieur le garde (pas revêche), pourrais-je téléphoner s’il vous plait?” Pas de problème. Pourquoi donc avais-je déjà anticipé qu’il y aurait un problème. Après tout, les appels sont gratuits à Montréal. Le garde pas revêche m’ouvre une porte et je me retrouve… dehors. Euh, mais euh, c’est que, euh… Y a pas de téléphone au consulat???? Ah non. Faut redescendre au rez-de-chaussée. Là, il y a des cabines. Mais, mais, mais, vous allez me laisser re-rentrer hein? Oui. Encore une fois, pourquoi je m’inquiète? Ben oui, pourquoi?

 

 

 

De retour dans la salle d’attente, je constate que mon numéro est encore loin. Alors je patiente. Je patiente. Je patiente. Finalement mon numéro sort. J’en arrivais à me dire que j’avais une chance sur 100 millions, alors je suis crissement contente. J’explique à la madame insipide du comptoir que je suis là pour m’inscrire sur les listes électorales. Elle le note… et me renvoie à ma place. Pardon???? Oui madame, on va vous appeler. Mais comment ça? On ne peut pas le faire maintenant? Non madame, on va vous appeler. Retour dans la salle. Là, je ne patiente plus du tout. J’attends. Et j’ai perdu mon sourire depuis un boutte. On finit par m’appeler. Il est 13h45. Je tente de garder un semblant d’amabilité (et de dignité) quand une dame qui ne m’a (encore) rien fait m’introduit dans son bureau.

 

 

 

Je sors mes pièces et j’attends (ça devient une habitude). La dame aussi attend. Mais quoi donc? Mon passeport, Mon passe---- quoi????? Votre passeport, madame, il me faut votre passeport pour faire les papiers. On se calme, on se calme.

 

        Je n’ai pas mon passeport, parce que, voyez-vous, j’ai téléphoné pour demander ce que je devais apporter et personne ne m’a parlé de mon passeport. Regardez, j’ai la liste là. Y a pas écrit passeport dedans.

 

        Évidemment, la pauvre jeune fille du standard est débordée. Ce n’est pas de sa faute si vous vous inscrivez tous à la dernière minute…

 

Mais oui, bien sûr, que chu bête! Quand les services publics ne fonctionnent pas, c’est de la faute de l’usager, bien sûr. Comment ai-je pu perdre de vue une évidence de ce genre?

 

 

 

À vrai dire, je ne comprends pas vraiment pourquoi on a besoin de mon passeport vu que j’ai apporté ma carte d’identité. Considérant le regard empli de commisération que me jette la dame quand je pose la question, il semble que mon incompréhension soit le signe évident de mon intelligence limitée. “Mais enfin, c’est l’étranger ici. Pour y être vous devez avoir un passeport.” Justement, j’y suis. Ça veut donc dire que j’en ai un. Je ne suis pas venue à la nage, tabarnak!!!

 

 

 

Constatant les jets de fumée qui sortent de mes narines, et craignant probablement que je lui refasse le portrait, la dame a finalement décidé d’être compréhensive et elle m’a autorisée à faxer mon passeport plus tard. Je n’ai pas de fax, mais ce n’est pas grave, je me débrouillerai. Tout ce que je demande c’est de ne plus jamais remettre les pieds ici. Cette brève incursion en territoire français m’a mis dans un état d’énervement que je n’avais plus connu depuis longtemps. Depuis que je vis ici en fait.

 

 

 

Portez-vous bien et si le métro est en grève, battez votre coulpe.

 

 

 

Aurélie, peace and love and zen attitude.

 

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