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Critiques de théâtre :


Mercredi 1 août 2007

Vancouver, part 2 : bizarreries

 

 

Après les chinoiseries, ce sont les bizarreries de Vancouver qui resteront dans ma mémoire.

 

1/ Bizarrerie du climat

 

Sept jours sur place, six jours de pluie. En juillet. Non, je ne mens pas. Je n’exagère pas non plus. Six jours de pluie, matin, midi et soir, le cauchemar. C’est ainsi qu’après avoir escaladé Grouse Mountain à pied, via « a near vertical trail », ainsi que le décrivait mon guide (j’aurais dû le prendre au sérieux), j’ai pu admirer du sommet, entre deux crises cardiaques, la vue suivante (« une des plus belles vues de la région » dixit toujours le même guide) :

 

 

Entre autres désagrément, notamment celui de me précipiter dans la dépression (traitée à grands coups de sucreries), et de me faire regarder Le juste prix (euh… The right price??) le matin (ben ouais), le climat vancouverois a eu des effets assez étonnants sur mes cheveux, ainsi qu’en témoigne la photo suivante (ce qui n’a guère contribué à améliorer mon moral) :

 

 

2/ Bizarrerie des habitants

 

D’après ce que j’ai pu constater, il y a quatre catégories de personnes à Vancouver :

- les Chinois : je n’épiloguerai pas, car on le sait déjà;

- les buveurs de café : je n’oserais pas me lancer dans des pourcentages, mais c’est fou le nombre de gens qui se baladent avec un café à la main, et d’après mes observations, il y a un Starbucks tous les 50 mètres environ. Ce qui relève de l’exploit en revanche, c’est de trouver un Starbucks offrant des pâtisseries SANS CANNELLE. Peut-on m’expliquer d’où vient cette manie de mettre de la cannelle partout?!??!?

- les joggeurs : qu’il pleuve, qu’il pleuve ou qu’il pleuve, ils courent. Et quand je grimpe péniblement le near vertical trail de Grouse Moutain, ils me dépassent… en courant. Bon, je présume que la plupart des joggeurs appartiennent également à la catégorie précédente (les caféinomanes) ou à la suivante (les héroïnomanes)… Faut bien se donner du courage.

- les dérangés : que l’origine de leur mal soit stupéfiante ou psychotique, ils envahissent les rues, particulièrement dans le quartier où je logeais. East Hastings est manifestement le lieu à éviter à tout prix. C’est ainsi que j’ai eu le bonheur de croiser, entre autres énergumènes, une femme qui se promenait en brandissant un marteau et, dans les toilettes d’un centre commercial, une madame complètement défoncée en train de faire sécher sa petite culotte sous les séchoirs à mains. Dans ces moments là, un ange passe. Comme dirait Stéphanie (que je connais désormais personnellement et plus seulement virtuellement), « on se demande ce qui va se passer avec les J.O. ». Je précise que le « on » ne m’inclut pas, car, personnellement, je m’en fous : Vancouver, je n’y remets plus les pieds, J.O. ou pas J.O. (Mais n’allez pas croire que ça ne vaut pas le détour… C’est beau, c’est au bord de la mer, et il y a plein de super randonnées à faire. Non, c’est simplement que je ne suis pas une fille de plein-air que-c’est-bon-de-courir-sous-la-pluie-de-toutes-façons-y-a-que-ça-à-faire-avant-21h-et-après-y-a-plus-rien. En plus, je n’aime pas le café, alors…)

 

Portez-vous bien et ne mettez pas vos doigts sales dans votre bouche, ça donne la gastro.

 

Aurélie, Vancouver sucks, Montréal rocks!

par Aurelie au Canada (Copyright) publié dans : Chroniques (copyright)
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Il a dit...

«Entrer chez les gens pour déconcerter leurs idées, leur faire la surprise d’être surpris de ce qu’ils font, de ce qu’ils pensent, et qu’ils n’ont jamais conçu différent, c’est, au moyen de l’ingénuité feinte ou réelle, donner à ressentir toute la relativité d’une civilisation, d’une confiance habituelle dans l’ordre établi.» Paul Valéry (merci Annie)

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