Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Avertissement

Sens de l'humour et esprit critique sont requis pour apprécier la lecture de ce blog. Il est fortement recommandé de ne pas prendre les propos de l'auteur au 1er degré!

(Tous les textes de ce blog sont la propriété de l'auteure. Ils ne peuvent être reproduits sans citer son nom. Merci!)


----------------------------------


Pour savoir d’où viennent les lecteurs de ce blog, cliquez ici : Geo Visitors Map


----------------------------------


Critiques de théâtre : vous pouvez me lire

  • dans le journal Voir
  • dans la revue Jeu
  • dans le Sans-Papier (journal de la TELUQ)
  • sur montheatre.qc.ca


Bon théâtre!

Recherche

Chic Moustache

Vous cherchez des t-shirts qui représent le Québec sans tomber dans les clichés? Chic Moustache est fait pour vous!! Allez donc jeter un oeil!

 

Logo-pour-blog-Aurélie

 

 

 

---------------------------------------------------

 

«Entrer chez les gens pour déconcerter leurs idées, leur faire la surprise d’être surpris de ce qu’ils font, de ce qu’ils pensent, et qu’ils n’ont jamais conçu différent, c’est, au moyen de l’ingénuité feinte ou réelle, donner à ressentir toute la relativité d’une civilisation, d’une confiance habituelle dans l’ordre établi.» Paul Valéry (merci Annie)

30 mai 2005 1 30 /05 /mai /2005 00:00

 

Réseau routier

 

 

 

La chaussée montréalaise ressemble fort à celle de n’importe quelle capitale en voie de développement : on y trouve des trous, des bosses, des ornières, des cavités, des accrocs, des déchirures, bref elle est ce qu’on pourrait appeler défoncée. Totalement défoncée.

 

Tous les ans à la fin de l’hiver, la presse, la radio, les citoyens ne parlent que de ça : les nids-de-poule. Typiquement le genre de mot que je n’employais jamais avant et qui fait désormais partie de mon vocabulaire courant assorti de quelques jurons : « crisse de nid-de-poule » « tabarnac, encore un nid-de-poule », « j’ai bien failli me casser une jambe dans c’t’ostie de nid-de poule », etc.

 

Pour vous expliquer, un nid-de-poule, c’est un trou au milieu de la route. Un gros trou. Un très gros trou. Le genre de trou qui vous bousille un essieu. Le genre de trou qui vous sabote un tibia. Bref, le genre de trou dans lequel il vaut mieux ne pas tomber, à pied, à cheval ou en voiture.

 

Le responsable ? Le climat bien sûr ! Avec des écarts de températures de 60 degrés entre l’hiver et l’été, on comprend que le bitume passe par des moments difficiles. Cependant le climat n’est pas le seul fautif et on accuse aussi la faiblesse des investissements municipaux. Et de comparer la situation avec d’autres villes au climat rigoureux, canadiennes ou non. Et de s’apercevoir que l’état de la chaussée montréalaise est catastrophique voire honteux.

 

De mon côté, après avoir vu des mes yeux vu les cols bleus (i.e. les employés de la ville) à l’œuvre cet hiver, je suis tentée de pointer du doigt un certain manque de méthode. Je ne suis pas une spécialiste de l’urbanisme, c’est vrai. Je ne suis pas diplômée ès voirie non plus, mais il me semble quand même que le mode de traitement des nids-de-poule laisse quelque peu à désirer.

 

Tout bon bricoleur sait bien qu’avant de reboucher un trou, il faut l’agrandir. Elargir la fissure avant de mettre l’enduit. Sinon ça ne tient pas. Ne serait-il pas logique de faire la même chose sur la route et non de se contenter de droper une louche de goudron dans le trou sans autre forme de procès ? (Un gars qui drope, 3 gars qui le regardent plus un qui fait la circulation et un qui reste au volant du camion.) Parce que ce genre de colmatage-là tient 2 jours. Je l’ai constaté moi-même cet hiver au coin de Jeanne Mance et Des Pins. Réparation le lundi matin, re-trou le mercredi matin.

 

Si on compte que chaque trou mobilise une équipe de 6 personnes pendant une demi-journée et doit être rebouché tous les deux jours, cela fait que ces 6 personnes passent tout leur temps de travail annuel à boucher et reboucher 4 trous (considérons pour simplifier la démonstration que les vacances de la construction ont été abolies…) : un le matin, un l’après-midi, un le lendemain matin, un le lendemain après-midi, re le premier le surlendemain matin, etc. Si on considère que la chaussée totalise environ 2 millions de trous, nous avons donc besoin  de 3 000 000 de personnes employées à temps plein pour réparer les nids-de-poule et ce sans jamais prendre de vacances. Je commence à comprendre pourquoi les rues ressemblent à ça :

 

 

 
 

 

 

Bonne journée à tous !

 

 

 

Aurélie, inspecteur des travaux finis.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Aurelie au Canada (Copyright) - dans Chroniques (copyright)
commenter cet article

commentaires

agaguk 19/11/2005 22:40

Oui, c'est vrai, les Français parlent beaucoup mieux le français que les Québécois. Mes compatriotes devraient le reconnaître et essayer d'améliorer la qualité de leur langue plutôt que de s'obstiner à défendre l'indéfendable. Mais pour plusieurs, cela semble peine perdue hélas! Pour ce qui est des français le problème c'est que plusieurs ne s'ouvrent pas suffisamment la bouche pour parler et ça devient souvent difficile de les comprendre...sans parler du débit!

stephane 04/07/2005 02:35

je suis entierement d accord avec toi, mais je vivais en Avignon, ca n etait pas mieux. Donc je n est pas ete tant choque que ca

Thomas 16/06/2005 11:53

Il faudrait que les Québécois acceptent les Français comme des sauveurs quoi... Non sans rire, on n'a pas rencontré les mêmes gens je crois. Et puis le blog d'Aurélie mérite mieux que ce genre d'interventions trop générales pour être vraies.

Paul Martin KOMANDITE 15/06/2005 16:03

Ils font chier les Québécois. A nous parler de la langue française qu'ils perpétuent. Je suis allé un an au Québec à Montréal. C'est les USA là-bas : de la bouffe américaine, des magasins américains et les étudiants parlent avec plein de mots et d'expressions américaines : come on, party, checker et j'en passe. Aller dépenser des ous là-bas l'hiver pour faire du chien de traînaux ils sont ok mais ils n'aiment pas les français. Leur nombre diminue en Amérique mais rien à faire ils ne veulent pas de nous les français. Dans 50 ans le Québec c'est mort.

David 13/06/2005 13:44

Salut Aurélie.

Voila que le débat linguistique redémarre.

Qui des Quebecois ou des francais utlisent le plus d'anglicisme.?

J'avoue, que moi, pauvre francais moyen, je stationne dans un parking, mais quand je vais au canada, je me park dans un stationnement !

J'avoue que cela represente pour moi un CHALLENGE de parler correctement le francais !

Mais quand une caissiere me dit:
"C'est la third time que je try votre card, elle veut pas worker" j'avoue que je comprends plus :d
Quand en reunion on te sort :
"Faut que je check mon agenda, parceque j'ai eu des cancelations et faut que je reschedule mes rendez vous !"
Je comprends encore moi !
Mais bon , si toi tu commence a droper des boules de bitume, ou va t on ?

Quand aux chevals de montréal, ils ont la peau dure :d "Si Si je vous jure monsieur, on a le droit ici de dire des CHEVALS , la maitresse le dit" :d

Je reviens au canada prochainement, on se refera une petite soirée durant laquelle nous pourrons a nouveau débattre sur le francais et la qualité douteuse de certain coca (te souviens tu ?:)

Bise.