Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Avertissement

Sens de l'humour et esprit critique sont requis pour apprécier la lecture de ce blog. Il est fortement recommandé de ne pas prendre les propos de l'auteur au 1er degré!

(Tous les textes de ce blog sont la propriété de l'auteure. Ils ne peuvent être reproduits sans citer son nom. Merci!)


----------------------------------


Pour savoir d’où viennent les lecteurs de ce blog, cliquez ici : Geo Visitors Map


----------------------------------


Critiques de théâtre : vous pouvez me lire

  • dans le journal Voir
  • dans la revue Jeu
  • dans le Sans-Papier (journal de la TELUQ)
  • sur montheatre.qc.ca


Bon théâtre!

Recherche

Chic Moustache

Vous cherchez des t-shirts qui représent le Québec sans tomber dans les clichés? Chic Moustache est fait pour vous!! Allez donc jeter un oeil!

 

Logo-pour-blog-Aurélie

 

 

 

---------------------------------------------------

 

«Entrer chez les gens pour déconcerter leurs idées, leur faire la surprise d’être surpris de ce qu’ils font, de ce qu’ils pensent, et qu’ils n’ont jamais conçu différent, c’est, au moyen de l’ingénuité feinte ou réelle, donner à ressentir toute la relativité d’une civilisation, d’une confiance habituelle dans l’ordre établi.» Paul Valéry (merci Annie)

17 août 2004 2 17 /08 /août /2004 00:00

 

Un Samedi soir sur Saint Laurent

 

 

Samedi soir, je suis allée au cinema avec Christophe, voir la premiere partie de Nos Meilleures Années, ce telefilm italien projeté au cinema et dont nombre de spectateurs font l'éloge. Une soirée plutot tranquille, donc. Histoire de prendre un peu l'air, nous avons decidé de rentrer a pied. Tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes. Inutile de dire que je n’étais guère préparée au spectacle auquel j'étais sur le point d'assister... 

 

Le plateau Mont Royal (c'est le quartier ou j’habite) est grosso modo délimité à l'est et à l'ouest par les boulevards Saint Laurent et Saint Denis.

J'aime bien  le boulevard Saint Denis et je l'arpente regulierement : il y a tout un tas de petits restaurants avec terrasse, et toujours du monde qui se promène. C'est là que se trouvent Renaud Bray, la librairie qui a remplacé la Fnac dans mon coeur (c'est moins bien quand même car beaucoup plus petit), La Boîte Noire, le videoclub où l'on trouve des films d'auteur et des documentaire et Meuh-meuh, le glacier bio.

Je connais moins bien le boulevard Saint Laurent. On m'a dit qu'il rassemblait essentiellement la population anglophone de la ville. C'est là que se trouve Swartz, le meilleur smoked-meat de la ville, où les gens font la queue jusque dans la rue même en hiver. J'y suis passée de temps en temps et y ai repéré un certain nombre de bars, restaurants et boîtes de nuit qui m'avaient parus assez branchés mais que je n'avais guère eu l'occasion de tester, compte tenu de mon budget actuel.  

 

En rentrant du cinema, nous avons justement remonté le boulevard Saint Laurent. J'avais envie d'un peu d'animation, j'ai été servie.

 

Le samedi 14 aout 2004, j'ai découvert une espèce en voie de proliferation: la pitoune.

 

 Bien que le terme soit local, la pitoune nest pas une spécialité québécoise. On la trouve aux quatre coins du monde avec une concentration particulière dans les grandes capitales occidentales, américaines notamment.

 

La pitoune est court et froufroutement vêtue. Sa démarche est mal assurée car les talons de ses chaussures sont hauts et fins. Elle arbore une couleur de cheveux qui n'a rien de naturel, avec une préférence pour les teintes platines.

 

La pitoune possède un mini-sac a main dans lequel elle ne peut loger que son rouge à lèvres “glossy shine diamant”. Elle n'a pas besoin de place pour son porte-monnaie car elle n'en possède pas : ses dépenses outrancières sont exclusivement financées par son alter-ego masculin. En revanche, la pauvre petite est obligée de garder son téléphone cellulaire à l'oreille ; cela doit être douloureux car ses oreilles sont déjà occupées par de gigantesques boucles qui lui descendent jusqu'a l'épaule. De ce fait, certains specimens choisissent de ranger leur téléphone autour de leur cou gracile. 

 

Les tee-sirts des pitounes n'ont pas de bretelles sans quoi l'on ne pourrait admirer les marques de bronzage qui prouvent qu'elles savent occuper leurs journées. Leur poitrine, qui doit donc empêcher le tee-shirt de glisser, est le plus souvent généreuse. Leur nombril est généralement apparent afin de mettre en valeur les volants de la jupe-ceinture qui moule leurs hanches d'adolescentes.

 

La pitoune rit et parle beaucoup, le plus souvent de manière tres audible (mais l'Aurélie aussi). Elle est fidèle mais pas exclusive car elle se refuse à priver quiconque de la jouissance visuelle de ses charmes.

 

Enfin la pitoune est orpheline : la pauvre n'a personne pour lui dire que sa jupe est trop courte et ses boucles d'oreilles trop longues. C'est d'ailleurs pour noyer son chagrin que cette fillette de 16 ans sort en boîte tous les samedis (mais n'y danse pas afin de ne pas gâter son maquillage). Tant de détresse chez un être humain...j'en avais la larme à l'oeil.

 

 C'est ainsi que j'ai decidé monter une association de lutte contre la dépression pitounesque : ces petits êtres de chair et de sang méritent notre compassion.

 

Les dons sont à envoyer a :

 

APP (Association de Protection de la Pitoune)

 

XXX rue G. #XX

 

Montreal, Qc, H2T 1M7

 

Canada.

 

 

 

Je vous remercie pour elles et vous souhaite à tous une bonne journee.

 

Aurélie

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Aurelie au Canada (Copyright) - dans Chroniques (copyright)
commenter cet article

commentaires