Vancouver, part 1 : chinoiseries
Ce n’est ni une légende, ni une rumeur, à Vancouver, il y a beaucoup de Chinois. Beaucoup, beaucoup. À Rome vis comme les Romains, dit-on. À Vancouver, vis comme les Chinois? Eh bien c’est ce que j’ai fait.
(Bon, je dis « je », mais je devrais plutôt dire « nous » puisque cela inclut mon amie Manuela… Mais comme toute blogueuse qui se respecte, je suis totalement égocentrique : le but de ce petit journal n’est-il pas de parler de MOI, ME, MYSELF, I, IO, ma petite personne quoi?!)
Bon, ok. NOUS avons ainsi logé dans une auberge située dans le quartier chinois, remplie de Chinois et tenue par une Chinoise (que nous avons surnommée « busy, busy » puisque, manifestement incapable de faire deux choses en même temps – comme passer la carte bancaire ET nous donner notre numéro de chambre –, elle ne cessait de répéter, souhaitant probablement que nous compatissions, ce qui, dois-je le préciser?, fut peine perdue, elle ne cessait de répéter, dis-je, qu’elle était « busy »…).
C’est ainsi que j’ai découvert que les Chinois ne dormaient pas la nuit. À la place, ils claquent les porteS, arpentent les couloirs en traînant des pieds et se font à manger. Et quand ils ont fini, ils claquent les portes, arpentent les couloirs en traînant des pieds et se font à manger. Ce qui ne les empêche guère de claquer les portes, d’arpenter les couloirs en traînant des pieds et de se faire à manger. Que font les Montréalaises pendant ce temps-là? Des crises de nerfs.
Bien entendu, ces observations sont éminemment scientifiques puisque totalement partiales (la partialisation s’aggravant avec le nombre de nuit sans sommeil) et fondées sur un échantillon absolument non représentatif de la population.
Pour parfaire notre chinoisation, nous avons aussi cessé de prendre des photos (ce sont les Japonais qui prennent des photos voyons!) et commencé à faire nos courses dans un supermarché chinois (attention, je parle bien de supermarché et non de détaillants de poisson-séché-qui-pue). Seconde volée de constatations scientifiques : les chinois aiment bien la bouffe internationale. Au supermarché chinois, les rouleaux de printemps côtoient les sushis, les salades grecques sans féta mais au cheddar, et les tartelettes portugaises. Nous avons quand même déniché tout un tas de produits importés directement de Chine, au packaging tout-à-fait « kawai », dont j’ai rapporté un large échantillon, comme en atteste la photo ci-dessous, prise dans la chambre de l’infâme auberge, au cas où ma valise se serait perdue avec la précieuse cargaison (je vous rassure, cela n’a pas été le cas).
N.B. - Notez que je suis moi-aussi capable de faire des phrases de quatre lignes. Balzac et Proust n’ont qu’à bien se tenir!!!
Parmi nos trouvailles un assortiment de biscuits, des bonbons, des cacahuètes à la noix de coco et des nouilles séchées au goût de poulet qui se dégustent manifestement au goûter. Manuela, elle, a opté pour les algues lyophilisées. Bien évidemment, je ne suis pas en mesure de vous donner plus de précisions puisque les inscriptions figurant sur les paquets-kawai sont exclusivement en chinois et que mon séjour n’a pas duré assez longtemps pour que je possède ne serait-ce que le moindre rudiment de cette langue.
Sur ce, je vous laisse : la simple mention des algues m’a donné faim.
Portez-vous bien, les Chinois insomniaques, les Chinois somniaques et les non-Chinois.
Aurélie, 奥雷丽
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