FourmiZ
Tous les étés, mon appartement montréalais est envahi par les fourmis. Bien que je sois toujours assez désagréablement surprise d’en découvrir une sur ma jambe, sur l’écran de mon ordinateur sur la porte de mon réfrigérateur, ou même dans mon lit (!!), je dois avouer que je les préfère largement aux cafards qui peuplent les appartement parisiens!
Et puis je trouve que cela donne à mon logis un petit caractère champêtre.
Néanmoins, ayant constaté que la miséricorde entraînait leur prolifération, consécutive à ce fait générateur aboutissant en la conséquence dont je parle ici, suite aux prémices évoquées ci-avant, je les écrase, je les tue, je les extermine sans pitié. Ceci m’a permis de constater que, quoique plus petites et moins rapides, les fourmis sont aussi résistantes que les cafards. Il faut bien trois voire quatre coups de savate pour en venir à bout et qu’elles cessent définitivement de remuer les antennes. Les scénarios apocalyptiques ne prédisent-ils pas que lorsque la couche d’ozone se sera étiolée au point que la température terrestre atteindra 50 degrés, c’est-à-dire que l’homme se sera fait disparaître lui-même de la surface de la planète, entraînant avec lui dans la tombe de nombreuses espèces, il ne restera plus sur Terre que des insectes géants dont… des fourmis?!
L’autre jour, quelle ne fut pas ma surprise d’apercevoir une fourmi baguenaudant dans mon salon, la dépouille d’une de ses congénères sur le dos (enfin sur le dos, je ne sais pas moi, dans les pattes? Entre les antennes? Dans ses mandibules?)… En bonne tortionnaire que je suis, je me suis immédiatement figurée que si elle la rapportait dans son nid, je pourrais localiser la source de l’infestation et la détruire, sans pitié toujours, à grand coups de Baygon Vert. J’ai donc entrepris de la suivre à la trace, malheureusement sans succès, car elle a disparu sous le canapé et je me suis lassée de l’attendre. Mais voilà que l’autre soir, alors que j’étais tranquillement vautrée dans une chaise longue, sur mon balcon, dévorant un roman policier accompagné de quelques substances chocolatées, voilà que l’autre soir donc, une petite forme noire mouvante a attiré mon regard. Je vous le donne en mille… c’était une fourmi! (Quelle surpriiiiise!) Ou plutôt deux fourmis, une vivante et une morte, la première trimballant l’autre. Immédiatement, je me redresse, les sens en alerte, et j’observe.
En provenance de ma cuisine où j'avais récemment fait une hécatombe, elle traversé le balcon, s'est arrêté à son extrémité, et a balancé sa défunte consœur par-dessus bord. Évidemment j’ai immédiatement été prise d’un fou rire. Considérant qu'elle a réitéré trois fois de suite, je pense pouvoir affirmer que ce n'était pas accidentel...
Ce sont mes voisins du dessous qui doivent avoir du mal à comprendre pourquoi ils se retrouvent sans cesse avec des fourmis mortes dans les cheveux!!
Portez-vous bien, les membres de la SPH (Société protectrice des Hyménoptères) et les autres.
Aurélie, tiens, tiens, et tiens, et re-tiens!
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